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« Emprunter » un chien : une bonne idée ?

On peut vouloir emprunter un chien pour une course ou un entrainement parce que notre chien est blessé, par exemple, ou pour toutes sortes de raisons qui nous appartiennent !

La fin de semaine dernière, j’ai eu la chance de courir avec une jolie petite chienne du nom de Alta, généreusement prêtée par mes amies Cathy et Albine (qui ont sûrement eu grand pitié de moi en sachant que je devais manquer la dernière course de la saison pour cause de blessure de ma coéquipière Colbie). Au départ, quand Albine et Cathy m’ont proposé de me prêter un chien, j’ai hésité quelque temps. Je dois dire que je ne suis pas fan du « prêt de chien » et mes raisons sont multiples :

  • Emprunter le chien d’un autre entraine son lot de risques, comme celui de blesser le chien (d’ailleurs, lorsque j’ai débuté dans les sports attelés, je me rappelle encore cette fois où j’avais emprunté la belle Charlotte appartenant à Liliane Gagné et que j’avais accroché sa patte avec un de mes skis – oui oui, on faisait du skijoring avec des snowblades; quelle mauvaise idée – et qu’elle saignait beaucoup… par chance, mon amie Nathalie qui étudiait pour être vétérinaire à l’époque avait pris bien soin de Charlotte et la cocotte s’est rétablie assez vite);
  • On ne connait souvent que peu ou même pas du tout les chiens des autres, ce qui fait qu’on est à risque de leur donner une expérience plus ou moins positive en les mélangeant plus qu’autre chose dans leur travail (dire « gee, haw » à un chien qui connait plutôt « gauche, droite », dépasser une équipe avec le chien emprunté, sans savoir si ce chien est à l’aise ou non avec les dépassements, etc);
  • La gestion au niveau comportemental amène aussi ses risques : quel genre de chien ai-je entre les mains ? Est-ce qu’il est à l’aise à proximité d’autres chiens ? Dois-je surveiller certaines situations qui le rendent mal à l’aise ?;
  • Il peut aussi y avoir un « clash » flagrant au niveau des énergies entre l’humain et le chien. Moi, je suis compétitive… et le chien, lui ? Sera-t-il en mesure de supporter cette « pression » ? Serais-je en mesure de prendre la ligne de départ avec un esprit détendu, afin d’offrir une expérience positive à ce chien ?
  • Et si le chien ne « décolle » pas, serais-je en mesure de gérer ? Il se pourrait que je manque ma course pour cette raison et je dois être prête à vivre avec cette éventualité!
  • Enfin, ne fait-on pas meilleure équipe avec notre chien à nous ? Celui qu’on a entrainé nous-mêmes, qu’on connait par cœur et qui sait ce qu’on attend de lui sans même qu’on lui parle ?

Bref, cette responsabilité n’est à mon avis pas à prendre à la légère, ce qui fait que si j’emprunte un chien pour une course ou un entrainement, j’y réfléchis à deux fois avant de me décider ! Il faut dire que j’ai acquis beaucoup d’expériences dans les dernières années et cela me permet d’avoir une bonne attitude lorsque je cours un chien qui n’est pas le mien. Cette façon de voir les choses m’a permis de cumuler les bonnes expériences avec les chiens des autres et en ressortir du positif, tant pour le chien que pour moi. Par exemple, il m’est arrivé très souvent d’emprunter Poupou , le chien-fusée de ma bonne amie Joëlle en canicross, lorsque la température était trop chaude pour courser Oji (Oji est un chien nordique qui surchauffe et Poupou, un chien hawaiien qui n’est pas effrayé par les tropiques). Poupou a toujours été génial avec moi et j’ai aussi appris à le connaître avec le temps et les expériences cumulées avec lui sur la trail, si bien qu’il pouvait leader avec moi sans problème et même réagir à mes commandements sur le champ.

Mon expérience de ce weekend avec Alta a été également des plus enrichissantes. Cette petite chienne qui semblait si peureuse à première vue, m’a rapidement épatée par son ardeur au travail et sa volonté de courir et dévaler la trail. On m’avait avisée des limites de Alta au niveau de la vitesse, ce qui fait que j’ai pris bien soin de ralentir énormément dans les descentes et ne pas la pousser trop dans les sections plates. Nous n’avons pas cassé la baraque avec nos chronos, mais on a assurément été une vraie équipe, même si on ne connaissait pas !

Je pense qu’il faut se poser plusieurs questions avant de faire le choix de courir avec le chien d’un autre et être prêt à avoir des objectifs différents que ceux qu’on se fixe avec nos propres chiens. Il faut aussi être prêt à gérer des imprévus et même, s’il le faut, abandonner sa course pour éviter une mauvaise expérience.

Pour conclure ce petit texte, voici quelques conseils à suivre si jamais vous courrez avec le chien de quelqu’un d’autre
:

  • Informez-vous d’abord le mieux possible auprès du propriétaire chien : Est-ce sa première expérience dans cette discipline ? (Si oui, C’est une mauvaise idée de l’emprunter !) À quels commandements répond-il ? Est-il mal à l’aise dans certaines situations et que pouvez-vous faire pour le rendre à l’aise ? Quelles sont les façons de l’encourager, de le récompenser ?
  • Adaptez-vous au chien qui sera votre coéquipier le temps d’une course et ne forcez pas le chien à s’adapter à vous.
  • De même, appréciez ses bons coups et pardonnez ses faux pas.
  • Sachez reconnaître les signaux d’inconfort de votre coéquipier et efforcez-vous de le rendre à l’aise, avant de penser à votre objectif de franchir la ligne d’arrivée.
  • Ne vous faites pas d’attentes, surtout !

De cette façon, tant le canin que l’humain de l’équipe en ressortiront gagnants !

*Crédit photo : DanielTPhoto



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