Marie-Philippe Rodrigue | Vita DogTeam | Vita Nutrition Animale - www.vitanutrition.ca © Marie Parent

Ce chien qui m’en a tant fait baver

Il y a de ces chiens qui nous font pousser plus de jurons qu’on aimerait l’admettre et qui usent notre patience jusqu’à la corde. Jules, mon braque de weimar, c’est ce chien. Déjà quand vous lisez le mot BRAQUE vous devez vous imaginer toutes sortes de scénarios… L’expression « fou braque » doit forcément venir de quelque part.

Nous avons adopté Jules alors qu’il allait avoir 3 ans, il y a de ça un peu plus de 5 ans maintenant. À l’époque, mon copain et moi avions déjà un autre braque de weimar (qui n’est pas du tout typique du braque, mais qui tient plutôt du danois comme on se plaisait le dire) et on trouvait ça dur de le laisser seul quand on partait travailler. On a donc décidé d’avoir un second chien, mais je voulais pouvoir offrir sa chance à un chien qui cherchait une nouvelle famille. C’est alors que, par le plus beau des hasards, nous avons connu Jules. Un magnifique braque aussi grand et costaux que notre Jake. Ils feraient assurément le plus parfait des duos.

J’étais loin de me douter par contre que Jules serait le plus gros de mes défis jusqu’à ce moment…

Les premières nuits

À son arrivée à la maison, comme Jake était déjà habitué à la cage, nous avons décidé d’en faire de même pour Jules… Oh là là! On a eu droit à 4 nuits blanches complètes… Un chiot qui hurle la nuit, c’est une chose… Mais un chien de 80 lb qui a tout qu’un coffre, c’en est tout autre… Je ne le cache pas, j’en pleurais et je disais à mon copain que c’était impossible qu’on garde ce chien, surtout qu’on restait dans un jumelé avec des voisins très peu avenants à l’époque. Donc nous avons décidé de bâtir un enclos commun à nos deux chiens au sous-sol. C’était un peu moins pire. Jules ne hurlait plus sans arrêt (il lui pognait une bulle au 3-4 heures qui durait 15 minutes environ). Nous en avons eu pour deux semaines à l’habituer progressivement à un espace confiné (comme on habitue un chiot à la cage) et cela s’est placé.

Mon wannabe chien de garde

Ce que je ne savais pas en adoptant Jules, c’était qu’il était un chien particulièrement vocal, chose que nous ne connaissions pas du tout avec notre autre braque qui était sage comme une image. Jules hurlait (littéralement) à chaque fois qu’il voyait ne serait-ce que le moindre mouvement par la fenêtre du salon. Comme on vivait devant un terrain vague rempli d’herbes longues, ben du mouvement, il y en avait alors mon chien, il hurlait… beaucoup. C’en était insupportable et c’était un irritant majeur pour mon copain qui tolère très difficilement un chien qui jappe sans se contrôler. J’ai donc travaillé, encore une fois très fort avec Jules en renforcement positif pour détourner son attention et ainsi l’amener à cesser de japper. L’autre chose que je ne savais pas en adoptant mon braque, c’était qu’il était particulièrement intelligent (pas mal plus que la moyenne des ours je dirais). Alors le sacripant a rapidement compris que s’il jappait et s’arrêtait, il aurait droit à une gâterie. Ainsi, lorsqu’il voulait de l’attention, Jules se rendait à la fenêtre du salon, lâchait un gros WOUF bien senti et venait immédiatement me voir pour avoir une gâterie… Oups! Alors j’ai dû revoir ma tactique…

Ce chien qu’on entend venir de loin

Jules étant un chien particulièrement vocal, il aime s’exprimer surtout lorsqu’il est excité et heureux. Ainsi, comme tout bon chien qui aime les balades et jouer avec ses amis chiens, Jules est particulièrement heureux lorsqu’on prend la voiture. J’ai donc toujours eu droit à un concert de sillements, de hurlements et de jappements à m’en casser les oreilles. On s’entend qu’un habitacle de voiture, ce n’est pas très gros. Ainsi, je me faisais souvent japper dans les oreilles et je dois avouer que c’était une grosse source de stress lorsque je conduisais. À un moment, j’ai fini par comprendre que mon chien était plus sécuritaire (pour moi et pour lui) en cage… mais il n’en hurlait pas moins. On m’avait dit que dans un tel cas, la seule chose à faire était de le déconditionner donc de le pratiquer en voiture, d’attendre qu’il se calme et de ne pas lui donner sa récompense, soit le sortir. Je peux vous dire que j’en ai lu des livres à attendre dans tous les stationnements de la ville que mon chien se calme… On y est presqu’arrivé, mais ça demeure plus fort que lui, Jules jappe lorsqu’on est à quelques minutes d’arriver à destination.

Le voleur de poubelles

Les comptoirs sont une source infinie de snacks et de petites récompenses que Jules a toujours aimé s’offrir quand il jugeait qu’il le méritait, soit tout le temps. La seule chose que nous pouvons laisser « trainer », ce sont les fruits et les légumes parce que Monsieur, n’aime pas ça… Trop santé sûrement. Des muffins fraîchement sortis du four, des brownies, MON SOUPER + les restants, mon déjeûner, l’autre moitié de ma sandwich, etc. Je pense que rien n’est à l’épreuve de Jules lorsqu’il s’y met. On peut au moins dire que sa diète est variée… Et pour ma part, j’ai souvent eu à faire preuve d’imagination pour éviter que mes repas tombent sous la patte de mon chien et que ce soit moi qui se retrouve au régime…

Hypocrite par-dessus le marché

Jules sait très bien ce qu’il a le droit de faire et ce qu’il n’a pas le droit de faire. Il connait les limites de la maison, mais aime bien les tester. Ainsi, quand il sait que nous ne pouvons ni le voir ni l’entendre, il va subrepticement monter les pattes sur le comptoir voir s’il n’y aurait pas un petit « snack » pour lui ou encore, se rendre en douce dans une pièce interdite alors qu’il le sait très bien. Quand on le prend sur le coup, il fait comme si de rien était et s’en retourne bien gentiment à son coussin par exemple. Mes amis pourront vous dire que la phrase que j’utilise le plus souvent avec Jules (et qui fonctionne, même si je ne le vois pas) c’est « Jules, j’te vois… ». Il sait très bien que c’est l’avertissement et aussitôt que je prononce ces mots magiques, Monsieur retourne à sa besogne qu’il avait délaissée.

Le chien le plus parfait de la terre

Néanmoins, malgré tous ses petits défauts, Jules est assurément le chien avec qui j’aurai le plus appris non seulement sur la psychologie canine, mais également sur ma propre psychologie. J’ai fait plus d’activités avec Jules qu’avec tous mes autres chiens réunis et ce n’est pas par favoritisme, mais simplement parce que Jules est un chien incroyablement polyvalent et tellement brillant que je ne pouvais pas ne pas exploiter ce côté pour en faire un meilleur chien et renforcer la relation que j’ai avec lui. Jules, c’est MON chien à moi, celui qui a la tête plus dur qu’un troupeau de mulets. S’il n’avait pas tous ces « défauts », je n’aurais probablement pas grand chose à vous écrire sur lui. Je me plait souvent à dire que mon gris m’en fait voir de toutes les couleurs. En effet, il est peut-être gris comme une souris, sa personnalité est plus colorée que les plus beaux des arcs-en-ciel.

Et vous avez-vous un chien qui vous en fait baver plus que les autres? Comment le vivez-vous?

 



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